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Tout le monde espérait une réaction des Rouge et Noir face aux Dogues afin de pouvoir conserver l'espoir d'une qualification Européenne en fin de saison. Mais les premières minutes de la rencontre allait vite faire déchanter les supporters Bretons. Incapable de poser leur jeu, brouillons, les Rennais se retrouvaient très vite dépassés par des Lillois plus efficace dans le pressing et l'organisation. Mais plus que la solidité nordiste, c'est l'attentisme, pour ne pas dire le manque d'implication des Rennais qui énervait.
Le but Lillois était d'ailleurs symptomatique de cet état de fait. Sur un ballon récupéré très haut par les Bretons, Bangoura tergiversait et se faisait prendre avec facilité par un défenseur Nordiste. Dès lors, les Dogues lançait un "contre", si tant est qu'on puisse l'appeler comme ça, les Rennais n'étant pas spécialement pris à revers, et traversaient allègrement tout le terrain avant de transmettre à Frau qui prenait de vitesse Hansson avant de prendre Douchez à contre-pied (10', 0-1).
Menés sur leur propre terrain dans le premier quart d'heure, traditionnellement temps fort des Bretons, les Rouge et Noir n'allaient pourtant pas montrer les signes d'une quelconque révolte. Au contraire, totalement dépassés, les Bretons semblaient presque abandonner le terrain aux Lillois et ne parvenaient pas à coordonner la moindre offensive.
A ce titre, l'égalisation Rennaise relevait du miracle. Sur un ballon long de Mangane, Gyan prolongeait parfaitement de la tête pour Leroy qui avait tout compris et s'en allait marquer après un superbe contrôle de la semelle entre les jambes de Mickaël Landreau (26', 1-1). Mais ce but ne changeait pas la donne pour autant, et les Rennais étaient même tout près de capituler à nouveau sur une tête de Ramis qui trouvait la transversale de Douchez peu de temps avant la mi-temps. Les Rouges regagnaient néanmoins le vestiaire avec un match nul pour le moins inespéré.
Exaspéré par la prestation de ses joueurs en première période, Antonetti décidait d'opérer deux changements: Danzé remplaçait Bocanegra, et Briand entrait à la place de Bangoura. Le tout avait dû être agrémenté d'un discours musclé puisqu'au retour des vestiaires, on ne reconnaissait plus les Bretons. Métamorphosés, ils prenaient enfin le jeu à leur compte et acculaient les Lillois dans leur moitié de terrain. Peut-être usés par leur rencontre Européenne du milieu de semaine, les Nordistes peinaient désormais à soutenir le rythme proposés par les Rennais. Fanni, Leroy et Marveaux se montraient tour à tour dangereux, mais sans parvenir à faire la différence. On se pris alors à croire à une victoire Rennaise, inespérée en première période, mais c'est tout le contraire qui se passa. Contre toute attente, les Lillois lançait un contre côté droit par Debuchy, qui, en dépit de douleurs à une jambe, parvenait à centrer pour Balmont. Ce dernier voyait sa frappe être repoussée pour Douchez qui dévait le ballon sur Aubameyang, entré en jeu peu de temps auparavant. L'attaquant Lillois se faisait alors un plaisir de marquer dans le but vide (1-2, 89'). Les Rennais cédaient encore et affligeaient leurs supporters qui ne comprenaient pas comment on pouvait perdre un match de cette façon...
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